Avis aux haters de l’hiver – pensée pour ceux qui n’auront peut-être jamais la chance de voir la neige

Par Arthur Barrier

Assis le cul posé sur un banc trempé, tu regardes les ombres des derniers passants qui sillonnent la ville morte. Ton nez pris ne t’épargne pas l’odeur de pétrole amené du port par le vent et, au détour d’une averse qui éteint la clope que tes doigts ont difficilement guidé à tes lèvres gercées, tu commences à sérieusement questionner tes choix de vie et le sens de ton existence. Tu n’as ni cheminée pour dégeler tes mains qui tournent au bleu, ni amant pour réchauffer tes draps, et quand tes cheveux ne sont pas mouillés par la pluie c’est la grêle qui martèle ton corps tout entier.  

Bref, t’es au Havre en décembre et il est encore l’automne que tu marmonnes : vivement le printemps.

Tu repenses avec nostalgie aux spritz en terrasse et aux soirées plage à te briser les os sur les cailloux des plages normandes. Et quand tu révises tes partiels en voyant la nuit qui tombe alors que tu viens à peine de te lever, tu te dis même que quitte à retourner danser sur du Wejdene ou te faire traquer par la police après 21h, tu reviendrais bien aux derniers étés. 

Mais l’hiver c’est pas seulement les mains gercées et la buée sur les lunettes. C’est surtout le petit marché de Noël qui s’installe en face de l’humble demeure d’Edouard Philippe, les soirées film enlacés avec ton amoureux ou à défaut, avec ton plaid, et bien-sûr le come-back annuel de Mariah Carey. C’est les thés sirotés collé au radiateur et les vins chauds en bas des pistes de ski, les toits blancs et les sapins qui clignotent, le foie gras et les résolutions du nouvel an. 

L’hiver, c’est plus de temps chez toi pour noircir ton journal intime et faire le ménage dans tes pensées, passer du temps calme avec les gens qui te sont chers et leur offrir des cadeaux, apprendre à cuisiner de nouveaux repas chauds et réaliser tes projets solitaires les plus fous. C’est même un bal de Noël à l’Eclipse et des pintes entre potes en jouant aux fléchettes sur fond de musique irlandaise au Black Café.

Alors oui, même si putain ce qu’il fait froid, pète-toi une The North Face, achète de la vitamine D et levons un verre à l’hiver. Emplissons nos esprits de souvenirs que l’on racontera à nos petits-enfants qui, peut-être, n’auront jamais la chance de voir la neige.

Paris sportifs – Je ne parierai pas un peso sur un penalty de Mbappé

Par Armelle Ensarguet

Déjà deux semaines se sont écoulées depuis que la France est sortie victorieuse de la Ligue des Nations ! Pour tous ceux qui n’ont pas eu l’occasion de regarder les matchs : soulagement général face à la nouvelle coupe de cheveux de Griezmann qui récupère son statut de crush national de 2016, et je souhaite un bon deuil aux Belges.

Au sein de ces événements sportifs, un phénomène apparaît clairement : il est difficile aujourd’hui de parler de football sans évoquer les paris.

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Du snobisme musical – Laissez Aya Nakamura tranquille

Par Armelle Ensarguet

Un samedi en soirée, alors que j’assiste à la lente agonie d’une enceinte dont la batterie succombe à l’heure tardive, la remarque fuse : « C’est pas de la vraie musique ».

Des amateurs de jazz aux fanatiques de rock indé pour qui passer sur Skyrock s’apparente à un crime de lèse-majesté, une chose est sûre : celui qui a dit que chacun est libre d’écouter ce qu’il veut n’a jamais rencontré un fan d’Alpha Wann.

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My Addiction to True Crime

“I came across an article called, “Why Do Women Love True Crime?” in the New York Times which talks about the link between women being the major victims in these crimes but also being the largest community entertained by them.”
By Caroline Bernet

On a train from Paris back to Le Havre. I had just come from a wonderful weekend with a friend and was ready to sit for a peaceful train ride and listen to some podcasts. Of course, not just any podcasts, but true crime podcasts. By the end of the train ride I had probably listened to the gruesome details of about four to five separate murders as the train pulled in at 10:30pm. As soon as the train stopped, I practically ran home, calling my dad to make sure that if something happened to me on this ten-minute walk, he could alert the authorities of my whereabouts. I was completely petrified until I made it up the stairs to my flat and locked the door behind me.

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